Éliphas Lévi
Alphonse-Louis Constant, socialiste puis mage. Il soude le tarot à la kabbale, et l'attelage tient encore.
| Dates | 1810–1875 |
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| Qualité | Séminariste défroqué, écrivain |
| Aire | Paris |
Constant, sous-diacre renvoyé du séminaire, publie d'abord des brochures socialistes qui lui valent la prison. Il se refait sous le nom hébraïsé d'Éliphas Lévi et publie en 1854-1856 le Dogme et rituel de la haute magie.
Son apport décisif tient en une équation : vingt-deux arcanes majeurs, vingt-deux lettres hébraïques, donc correspondance. Rien dans l'histoire du tarot ni dans celle de la kabbale ne la justifie ; elle est devenue l'évidence de tout l'ésotérisme postérieur, en France comme en Angleterre.
On lui doit aussi le Baphomet dessiné en 1856, aujourd'hui emblème d'usages très divers, et une notion de « lumière astrale » que reprendra toute la Golden Dawn.