Le Culte des sorcières en Europe occidentale
La thèse la plus influente et la plus réfutée de l'histoire du sujet : elle est fausse, et elle a tout changé.
| Titre original | The Witch-Cult in Western Europe |
|---|---|
| Auteur allégué | Margaret Alice Murray |
| Auteur ou milieu réel | Margaret Murray (1863-1963), égyptologue |
| Attribution | Attribution assurée |
| Datation | 1921 |
| Langue | Anglais |
| Cote | ETH-004 |
Murray soutient que les sorcières des procès étaient les fidèles d'un culte païen de fécondité ayant survécu en secret à la christianisation. La thèse a été admise pendant des décennies — elle a même eu son article dans l'Encyclopædia Britannica.
Elle ne résiste pas à l'examen des sources. Murray retient les aveux obtenus sous torture comme des descriptions factuelles, écarte silencieusement les éléments qui gênent, et généralise depuis un échantillon minuscule. Les historiens du XXe siècle l'ont démantelée pièce par pièce.
Sa postérité est pourtant considérable : c'est de là que vient l'idée d'« ancienne religion » que la wicca a reprise, et le chiffre fantaisiste de neuf millions de victimes qui circule encore. Les estimations sérieuses tournent autour de quarante à soixante mille exécutions en Europe.