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Sortilège

La main de gloire

La main coupée d'un pendu, transformée en chandelle pour endormir une maisonnée. Une croyance de voleurs, pas de sorciers.

Traditions du monde

Type Maléfice
Aire France, Allemagne, îles Britanniques
PériodeXVe au XIXe siècle
AttestationProcès-verbaux d'interrogatoires ; Petit Albert (éditions du XVIIIe s.) ; recueils de Sébillot et Grimm

La main de gloire appartient à la littérature du vol, non à celle de la magie savante : elle est censée plonger les habitants dans un sommeil profond pendant qu'on dévalise la maison. Les procès de bandes de voleurs en France et en Allemagne y font référence.

Le Petit Albert, apocryphe de colportage du XVIIIe siècle, en donne une préparation ; ce fonds ne la reproduit pas, et il n'existe aucune attestation qu'elle ait jamais été suivie.

Ce qui est attesté, en revanche, c'est le prélèvement de morceaux de corps de suppliciés, dont les archives judiciaires et médicales conservent la trace : graisse, doigts, cordes de pendu. La croyance reposait sur un commerce réel autour des gibets.