La métamorphose animale
Le sorcier qui prend la forme d'un loup ou d'un lièvre — et la blessure faite à la bête retrouvée sur l'humain.
| Type | Maléfice |
|---|---|
| Aire | Europe entière |
| Période | Antiquité au XVIIIe siècle |
| Attestation | Apulée, Métamorphoses ; procès de lycanthropie (Gilles Garnier, 1573 ; Jean Grenier, 1603) ; canon Episcopi |
Le motif est stable sur deux millénaires : la bête blessée à la patte, l'humain retrouvé le lendemain blessé au même endroit. Il structure les procès de lycanthropie français du XVIe siècle comme les récits de veillée du XIXe.
La position de l'Église a longtemps été celle du canon Episcopi, texte du Xe siècle : croire à ces transformations est une illusion, et le croire est déjà une faute. La démonologie tardive a renversé cette prudence.
Les procès de lycanthropie mêlent presque toujours des affaires criminelles réelles — meurtres d'enfants, cannibalisme — à l'accusation de métamorphose. Plusieurs accusés présentent des signes de troubles graves. Les tribunaux ont parfois fait la part des choses : Jean Grenier, en 1603, fut envoyé au couvent et non au bûcher.