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Sortilège

L'haruspicine et les auspices

Une divination d'État, avec ses fonctionnaires, ses archives et sa procédure — et que Cicéron trouvait déjà absurde.

Arts divinatoires

Type Pratique divinatoire
Aire Étrurie, Rome
PériodeVIIIe siècle av. n. è. au IVe siècle de n. è.
AttestationFoie de Plaisance (bronze, IIe-Ier s. av. n. è.) ; Cicéron, De divinatione ; annales et fastes romains

L'haruspice examine le foie de la victime ; l'augure observe le vol des oiseaux et la manière dont les poulets sacrés mangent. Ce ne sont pas des pratiques marginales : ce sont des institutions publiques romaines, avec des collèges, une doctrine écrite et un pouvoir réel — un augure pouvait annuler une assemblée.

Le foie de bronze de Plaisance, divisé en régions attribuées à des divinités, est le document technique qui nous reste de cette science. Il correspond à une conception du monde où le foie de la bête reproduit la carte du ciel.

Cicéron, lui-même augure, écrit dans le De divinatione une réfutation méthodique de tout l'édifice, et rapporte le mot de Caton : il s'étonnait que deux haruspices pussent se croiser sans rire. La critique est donc interne et contemporaine, pas rétrospective.