De la démonomanie des sorciers
Le théoricien de la souveraineté explique pourquoi, pour ce crime-là, les règles de la preuve doivent céder.
| Titre original | De la démonomanie des sorciers |
|---|---|
| Auteur allégué | Jean Bodin |
| Auteur ou milieu réel | Jean Bodin |
| Attribution | Attribution assurée |
| Datation | Paris, 1580 |
| Langue | Français |
| Lieu | Paris |
| Cote | DEM-005 |
Bodin soutient que la sorcellerie est un crime d'exception — crimen exceptum — parce qu'elle est occulte par nature et offense Dieu directement. Il en tire des conséquences de procédure : la présomption suffit, la torture est légitime, le témoignage des enfants et des complices est recevable.
Le livre attaque nommément Jean Wier, dont le De praestigiis daemonum — que la bibliothèque du fonds conserve aussi — plaidait que les accusées étaient des femmes troublées et non des criminelles.
Il faut lire les deux ensemble, et savoir que l'auteur de celui-ci est aussi celui des Six livres de la République. Rien n'illustre mieux qu'un grand esprit juridique n'est pas une garantie.