Corpus hermeticum
Dix-sept traités que la Renaissance a crus antérieurs à Moïse — et qu'un philologue a redatés en 1614.
| Auteur allégué | Hermès Trismégiste |
|---|---|
| Auteur ou milieu réel | Auteurs grecs d'Égypte romaine |
| Attribution | Pseudépigraphe |
| Datation | IIe-IIIe siècle de notre ère |
| Langue | Grec ; traduit en latin par Ficin en 1471 |
| Lieu | Égypte romaine |
| Cote | HER-001 |
Traduits par Ficin pour Cosme de Médicis, ces dialogues ont exercé une influence difficile à surestimer, parce qu'on les croyait immensément anciens : si Hermès avait écrit avant Moïse, une sagesse païenne pouvait annoncer le christianisme.
En 1614, Isaac Casaubon montre, par la langue et les emprunts, que les textes sont de l'époque impériale romaine. La démonstration est solide et elle n'a jamais été renversée. Elle n'a pas arrêté l'hermétisme, mais elle a changé son statut : de révélation primordiale, il est devenu un courant historique parmi d'autres.
Le premier traité, le Poimandrès, reste le plus lu.